Je me suis écoutée: je vais mieux

Dernière mise à jour : 25 janv. 2021

Cela faisait 2 ans que je n'avais plus goût à grand chose. Je n'avais plus envie de me dépasser. J'ai toujours été dynamique, volontaire, je n'ai jamais supporté d'attendre. Je voulais tout et tout de suite. J'aimais vivre à 100 à l'heure et faire plein de choses à la fois, particulièrement au travail.

Octobre 2018 c'est le KO total. Impossible de se lever, impossible de ne pas pleurer, impossible de m'appliquer ma devise préférée: " t'écoute pas et avance!". Un nom est mis sur mon état: épuisement professionnel.

Impensable pour moi. D'ailleurs même mon entourage ne m'a-t-il pas toujours définit comme quelqu'un d'infatigable?

J'y tenais moi à cette étiquette!


Passer ce moment où l'on se dit que ce n'est pas possible, la colère est arrivée. Avec elle, son lot de ressentiments, d'injustices, cette envie de tout casser. J'étais en colère après tout le monde: ceux qui m'avait prévenu de ralentir, mon employeur pour lequel j'avais tout sacrifié particulièrement mon milieu familial, en colère après moi de ne plus arriver à gérer.




Peut-être que mon attitude face au travail nourrissait un besoin à un moment donné mais ce dernier avait changeait. Je n'en ai pas pris conscience ou je n'ai pas voulu le voir.

Je suis tombée très bas sans jamais vouloir accepter ce qu'il m'arrivait. Je tournais en boucle sur mon histoire. Je tiens à remercier ceux qui m'ont écouté sans jamais juger, sans jamais me tourner le dos.

Juste écouter...


Puis un jour le déclic: mes filles me disent : " De toute façon, depuis que tu n'ai plus en contact direct avec les jeunes tu n'es plus la même".


Elles avaient raison. J'avais enfoui au plus profond de moi mes émotions, mes sentiments au profit de ce que pouvait penser les autres de moi. Je voulais prouver que j'étais capable de tout mener de front, capable d'avoir des responsabilités, de manager des équipes.

C'est beau non?

Et moi dans tout ça?

J'ai donc décidé de m'écouter. J'aime aider, faire découvrir à l'autre qui il est vraiment: paradoxal non :)

J'aime guider ces jeunes qui parfois ne savent pas où aller ou comment y aller. Je me souviens de parents qui m'ont dit " on arrivera à rien avec lui", leur fils a trouvé sa voie et obtenu son diplôme, ces jeunes qui m'ont dit " ça sert à rien , je suis nul" et qui ont trouvé la force de se battre. Leurs réussites nourrissent mon besoin de donner, cela anime un sensation de bien-être.

Comment j'ai pu oublié cette joie intense que cela me procure?


J'ai donc accepté de tout lâcher. La suite vous la connaissez je la raconte dans mon post ' j'ai fait le grand saut".


Je pense nous nous leurrons si nous pensons que nous pouvons avancer sans prendre en compte nos émotions, nos ressentis. Bien sûr, lors certaines activités nous pouvons faire fi de nos émotions: par exemple la peur lors d'un saut à l'élastique. Mais sur des périodes plus longues cela me semble plus destructeur.


Si cela est difficile pour nous, pourquoi imposons nous cela à nos ados parfois. En cette période particulièrement propice à certaines émotions: la tristesse, la colère, la peur, sommes nous toujours à leur écoute? ont-ils tous un lieu où ils peuvent dire ce qu'ils ressentent sans jugement?



Petit conseil du coach : Prenez un temps pour vous, pour vous écouter. Acceptez vos émotions pour mieux les vivre. Savez-vous repérer et parler de vos émotions ? Savez-vous en définir les causes?

Bonne réflexion.


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